l’angoisse de la trentaine

9 03 2010

                                                                                                                                                    Vendredi 12 février 2010

 

Dans moins de 10 jours, je fais le grand saut. Aucune envie de faire partie du petit cercle des trentenaires. Déjà que la  vingtaine ne m’a pas vernis , je n’ose même pas imaginer la suite des évènements. Je sais pas si là- haut , quelqu’un se décidera à ne plus me laisser en standby pour cette nouvelle glorieuse dizaine !Une chose est sûre , c’est qu’elle ne débute pas sous les meilleurs auspices.

1-      Anne ma sœur Anne, ne vois-tu pas un mec venir?

Non je vois juste un crétin qui approche et un ringard qui ricoche.

 En deux mots : le désert  affectif ! Et vu la région dans laquelle m’a envoyée le ministère je ne suis pas prête de trouver un beau spécimen parmi les autochtones. A croire que c’est une vieille aigrie qui décide des mutations, cette sorcière se réjouit d’envoyer de frêles jeunes femmes le plus loin possible de leur région d’origine. Je fais partie des nouveaux légionnaires envoyés sur les limes de l’hexagone. A y songer, je verrai plus un pervers sadique qui prend son pied en nous mutant. J’ai dû lui procurer un sacré orgasme. Petite cigarette monsieur ?

2 -  3 mariages à célébrer cette année. 3 bonnes occasions à m’entraîner pour dessiner sur mes  belles lèvres pulpeuses un sourire crispé. Il n’y a pas à dire, j’ai vraiment hâte d’être la cible de toutes les réflexions tragi-comiques sur les vieilles filles de trente ans à la limite de la date de péremption comme on me l’a gentiment mentionné au cours d’un enterrement de vie de jeune fille. Ah les mariages ! Le placement lors de ces évènements si unique est également très intéressant. Le plus croustillant a été lors du mariage d’un copain prof de bio. Ce dernier pour étaler sa science a été nous trouver des noms de fleurs inconnus au bataillon en latin de préférence afin de tester notre Alzheimer précoce. Déjà qu’il m’a fallu deux semaines en Suisse pour prononcer correctement edelweiss. Je me demande encore bien pourquoi, vu qu’on ne peut pas la cueillir et vu sa laideur de toute façon, on n’a pas vraiment envie d’en recevoir un bouquet.

Des amies ont eu le droit à des beaux spécimens en voie de disparition quand à moi j’ai eu l’honneur et le privilège, partagé avec mes quatre voisins de table ventripotents imbibés d’ennuis et d’alcool, à la fameuse « amorphallus titanium ». Rien avoir avec une proposition indécente et coquine version king  size. Non, ce monstre végétal de deux mètres a un doux parfum unique et suave : celui de la chair en putréfaction. Même si Bastien m’a affirmé qu’il ne fallait pas voir là d’attaque personnelle, je n’ai pas réussi à changer d’avis. Le message était clair : monstre végétal puant la décomposition , égal :  vieille fille un peu ronde bientôt victime de la gravité. A moi les coléoptères charognards ! Connard !

C’est vraiment l’angoisse !


Actions

Informations



Laisser un commentaire




fictiontwilightdomination |
poèmes d'une romantique ... |
C'est de l'autre côté de ma... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Poésie net
| Conversation-Evasion
| Morganedoc