Amérique latine me voilà !

10 05 2010

                                                                                                                                                                                                Mercredi 24 février2010

Amérique latine me voilà !

J’ai réussi le parcours du combattant des nouveaux voyageurs désireux de s’embarquer. Je suis ressortie des portiques de sécurité comme un vrai sapin de noël : ceinture sur l’épaule, chaussure dans la main droite, lanière du sac entre les dents, pull et manteau coincés sous le coude gauche et bijoux et élastique dans la main gauche. Il est vrai qu’il est assez courant de dissimuler une grenade dans les chignons. A quand la blouse verte des urgences ouverte derrière, ce qui facilitera la recherche anale des dentifrices ou shampooings planqués par tous les passagers en quête d’un peu d’hygiène.

                                                                                             

Je suis dans l’avion que depuis deux heures, mais je n’en peux déjà plus. La classe « tourisme de masse » est assez proche de la bétaillère, la bouffe est insipide, une hôtesse maquillée à la truelle, les yeux un peu trop smoothie, façon je suis tombée dans le poudrier turquoise m’a tendue de façon autoritaire mon plateau.  Je mâchonne tant bien que mal le pain caoutchouteux, même pas un peu de beurre pour l’agrémenter. Une sorte de terrine de légume tricolore, celle qui était en vogue dans les années 80 me fait de l’œil au fond d’un ramequin en plastique griffé au logo de la compagnie. Heureusement qu’il y a le vin pour faire descendre tout ça.

 

                                                                                             

Le pire est ma charmante voisine, qui ne cesse de tarir d’éloge sur l’équilibre de ce plateau repas. « Cette compagnie est vraiment au top de la diététique ! » répète- t- elle en boucle. Je sens que je vais lui faire bouffer sa cassette. Le rat transgénique, enfermé dans le sac-chien du mec  de derrière  ponctue la logorrhée de ma voisine.

Une fois le plateau repas ramassé, j’ai cru qu’elle allait la boucler. Que je suis naïve !

Sans le savoir, je me retrouvais en compagnie d’une espèce toxique pour son entourage et fort heureusement unique. Après les exercices respiratoires dictés par la compagnie, qui a le cynisme de nous exposer un mannequin qui se trémousse version yogique sur un ponton au milieu du Pacifique, alors que nos genoux sont encastrés dans le siège de devant, cette chère voisine a trouvé de bon ton de me coller sous le nez un album photo contenant des  clichés de son appartement ainsi que de ses objets de valeurs, comme elle dit «  on est jamais assez prudent avec les assurances ».

Une chose est sûre, pour paraphraser un existentialiste : « l’enfer c’est les autres » et Agnès , je peux la nommer par son petit nom, vu que j’ai également eu un abrégé de son Etat civil, n’est pas un sbire des bas fonds de la légion mais une réincarnation de Lucifer

Encore 6 heures de vol.

 Assommez- moi seigneur !


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