Il y a des matins comme ça…

30032010

                                                                                                                                                                                                        Jeudi 18 février 2010

A voir ma tête ce matin, j’ai un grand coup de déprime !

Je crois que j’ai un peu trop forcé sur les caipirinhas  au bar latino hier soir. J’ai encore les percussions de la capoeira dans ma boite crânienne, mais pas le moindre souvenir d’un beau gosse au teint halé et pantalon blanc à l’horizon !

Quand je pense que la sainte Coco Chanel a dit un jour «  à trente ans, une femme doit choisir entre son derrière et son visage ». Je suis pas dans la merde, je ne peux même pas opter pour une de ces options vu que mon popotin rentre dans un 40 ,  certains jours à l’aide d’un chausse- pied , et pour ce qui est de ma tête à ce stade ce n’est même plus d’anti- cerne dont j’ai besoin. Il faudrait presque envisager une sorte de crépi facial !




Qui a dit que la vie n’était pas un conte de fée ?

27032010

                                                                                                                                                                    Mercredi 17 février 2010

Pour fêter une naissance rien de telle qu’une petite partie de shopping !

 Cette pauvre petite crevette ne peut pas faire ses premiers gazouillis attifée avec une vulgaire grenouillère  rose layette trop grande, déjà qu’elle a les mains kidnappées dans des sortes de chaussettes à téléphone portable pour ne pas griffer sa frimousse, à croire que l’aquarium à bébés de la maternité héberge de futurs psychopathes.

 A y réfléchir, le personnel hospitalier est vraiment sectaire dans certaines parties du monde et dans quelques tribus urbaines les scarifications sont tendances !

 Il faut donc dévier les yeux de ses admirateurs de son petit crâne rose chauve et ses gencives édentées.  Pour cela j’ai acheté  l’arme absolue repérée il y a deux semaines : une sublime petite robe et une culotte à triple rangées de froufrous ! Il fallait bien assurer vu qu’à deux jours, le seul accessoire possible et le doudou siglé !

D’ailleurs je dois mettre au point un subterfuge pour biaiser les infirmières au sujet du sous- vêtement le moins sexy : le body. Il n’y a pas une marque pour marmots qui a pensé à le customiser ! Faut vraiment tout faire soit même !

Le hic, enfin si je reprends les expressions désuètes de mon vampire de banquier, c’est qu’en bonne marraine, j’ai voulu l’accueillir comme il se doit, afin de lui laisser en première empreinte visuelle  une tante charmante et classe. On connait tous le dicton : « c’est la première impression qui compte ». Ma tenue devait donc refléter mon nouveau statut familial, lui inspirer confiance. Une tenue qui au premier regard dirait «  regarde, je suis une jeune femme épanouie et responsable, je pourrai te garder sans que tu ais la moindre crainte. » Une marque s’est donc imposée : Burberry que j’assaisonnerai avec un sac Chloé.

Par contre, je ne sais pas si un extrait d’acte de naissance est une bonne justification, pour un découvert non autorisé. Je pourrais toujours joindre une copie de cendrillon, pour montrer que c’est une tradition occidentale, toute marraine doit offrir une belle robe à sa filleule et comme je prends le métro je n’ai pas investi dans une citrouille mais dans une paire de Miu Miu.

Qui a dit que la vie n’était pas un conte de fée ?




It’s big day, à moi Vert Baudet !

25032010

                                                                                                                                                              Lundi 15 février 2010

Aujourd’ hui it’s a big day ! Je suis tata !

Ma  soeur a enfin mis bas ! Une magnifique petite fille ! Elle est sublime, une chose est sûre , elle ne ressemble pas à son père. Dieu soit loué ! J’espère que cette différence physique sera intellectuelle par la suite. Je jure que j’y œuvrerai.

Sa naissance a mis fin à 9 mois de longs discours prénataux et de chouchoutage excessif de ma sœur. Quand il y a une femme enceinte dans l’entourage, plus rien n’existe même pas la mère, tout est centré sur l’utérus, les vergetures et les hémorroïdes.

Le visionnage familial d’échographies le dimanche après- midi m’est devenu insupportable. Le pire a été à noël, j’adore ma sœur et par définition son fœtus mais de là à avoir commandé au père noël une photo prénatale de la crevette baignant dans le liquide amniotique, il y a des limites ! Et c’est véridique, ils ont offert à toute la familia un cliché de leur mouflet au fond d’un cadre surplombé d’un nounours. D’ailleurs je sais toujours pas où je vais le foutre. Pourquoi faut-il toujours que tout ce qui a trait à un bébé à un aspect débilitant ? La photo est pour des adultes pas pour des moutards d’école maternelle ! Ce problème se répète pour les faire- parts, le choix est des plus limités :

-          L’éternelle est pathétique cigogne avec son paquet de linge sale suspendu au bec

-          Le nounours psychotique avec originalité suprême le changement de fourrure si c’est un garçon ou une fille

-          Les ballons

-          Le must lorsqu’il y a un aîné , un discours niais de sa part annonçant l’arrivée de celui ou celle qui va lui spolier toute l’attention des parents

-          La promenade soit dans le jardin d’agrément ou dans le potager

                                                           ∞

 

Il était tant que cette puce pointe son nez. Ma sœur ne s’appartenait plus, à croire que lorsqu’on est enceinte on fait parti du domaine publique. Elle ne supportait plus les mains d’inconnus sur sa jolie bedaine rebondie, sa démarche en canard et sa pétaudière abdominale. Je dois également ajouté que je me serais bien passée au cours de ce dernier mois à l’aider à s’épiler et à se fringuer

Une question me taraude : pourquoi les femmes qui viennent d’accoucher se sentent- elles obligées de nous mentionner tous les détails de cette boucherie générationnelle ?

J’ai encore eu le droit à la totale :

1-      La progression de la dilatation de la sortie de secours centimètre par centimètre

2-      Les contractions

3-      L’épisode scato du « je pousse de tous les côtés » malgré les laxatifs pris en prévention

4-      Massacre au scalpel puis à l’aiguille avec mon épisio est trop serrée

5-      L’allaitement  et la vue d’un sein à rendre homo : mamelon de la taille d’une soucoupe et varice sur la poitrine prête à exploser

6 -      Grand débat à propos des tire- lait électrique ou manuel ?

Et après une heure de lamentations et de descriptions gerbantes digne de la saint Barthélémy, elle a tout de même trouvé le moyen de me répéter que c’était le plus beau jour de sa vie ! Et ce même si ça avait l’air de ressembler à un remake de la guerre du Viet Nam.

Je savais qu’avec son mec elle souffrait d’amnésie, mais là je me demande vraiment ce qui lui on foutu en intraveineuse. Et dire qu’il y a certains tarés qui prônent le retour aux accouchements naturels sans péridurale. Le type qui  l’a trouvé devrait avoir le prix nobel.




Ce crétin de saint Valentin

22032010

                                                                                                                                   Dimanche 14 février 2010

Aujourd’hui j’ai l’âme poétique !

Maudite Aphrodite

Sale con de Cupidon

Vaurien de Saint Valentin

Un mec sinon rien !

Cette bande de gouliafrées n’avait qu’à pas me priver de mes amies en cette grande messe consacrée à l’amour. 

Au moins ça a le mérite de défouler.  Tout bien réfléchis, le destin tragique de saint Valentin n’a pas été volé. En ce moment j’aiguiserais bien la hache moi-même pour la tendre à son bourreau pour qu’il procède à sa décapitation, il n’avait pas qu’à rendre deux amoureux heureux, eux, en les mariant sans le consentement de l’empereur.

Trêve de sanglots et de reniflements.

Je viens de prendre une décision capitale: je n’ai plus le droit d’acheter de paire de chaussures avant d’avoir investi dans des étagères.

Voilà le résultat d’années de célibat : 3 mètres linéaires supportant des « Empire- shoes-buildings » . Pourquoi faut-il que je fasse partie de ces légions féminines qui ne parviennent à se consoler des chagrins d’amour seulement avec les pieds sertis de délicates ballerines, de coquines babies ou de sulfureux et aériens talons aiguilles ? Pourquoi mon gourou n’est pas une femme douée des plus grandes vertues humanitaires mais Carry Bradshaw?




Pour certain c’est meetic moi c’est manolo Blahnik !

9032010

                                                                                                                                                                                           Samedi 13 février 2010

Grand coup de folie aujourd’hui qui s’est encore  traduit par une descente musclée dans les magasins de chaussures et  hélas, par la même sur mon compte en banque.

Je me suis vue telle une junkie à la recherche d’un peu de matos,  à arpenter avidement les rayons, poussant les maudites indécises. Comment peut-on hésiter à acheter, minauder telle une sainte nitouche devant un beau ténébreux, lorsqu’on a une sublime et élancée paire d’escarpins !

Je me livrais donc à une traque sans répit , criant des ordres à une pauvre vendeuse tel un général de la grande armée,  soulevant désespérément les piles de boites à la recherche du sésame d’un petit plaisir intense et solitaire : une paire en 38 !

Trois paires de chaussures plus tard, le sang ayant ralenti sa pulsation au niveau des tempes, un petit sourire remontant mes jolies commissures, et dans un geste machinal soufflant par intermittence pour éloigner mes mèches rebelles qui avait profitées de mon moment d’égarement pour se carapater de mon chignon style BB à la belle époque, je me suis enfuie de ce jardin des délices.

Qui a osé dire qu’acheter  trop fréquemment des  chaussures était un signe de superficialité et d’inconstance ?

Moi, je vois plutôt cela comme un acte de foi. Certains jouent toutes les semaines au loto pour être riche à souhait. Moi, mon rêve me semble plus banal et légitime : trouver l’amour de ma vie, mon âme sœur. Amen

Si les chaussures ont marché pour Cendrillon, pourquoi pas moi ? En achetant souvent des paires, je ne fais que démultiplier mes chances. De plus nous sommes le 13.

Je mets donc l’achat compulsif de chaussures au rang de la croisade.

Pour certain c’est meetic, moi c’est Manolo Blahnik !




l’angoisse de la trentaine

9032010

                                                                                                                                                    Vendredi 12 février 2010

 

Dans moins de 10 jours, je fais le grand saut. Aucune envie de faire partie du petit cercle des trentenaires. Déjà que la  vingtaine ne m’a pas vernis , je n’ose même pas imaginer la suite des évènements. Je sais pas si là- haut , quelqu’un se décidera à ne plus me laisser en standby pour cette nouvelle glorieuse dizaine !Une chose est sûre , c’est qu’elle ne débute pas sous les meilleurs auspices.

1-      Anne ma sœur Anne, ne vois-tu pas un mec venir?

Non je vois juste un crétin qui approche et un ringard qui ricoche.

 En deux mots : le désert  affectif ! Et vu la région dans laquelle m’a envoyée le ministère je ne suis pas prête de trouver un beau spécimen parmi les autochtones. A croire que c’est une vieille aigrie qui décide des mutations, cette sorcière se réjouit d’envoyer de frêles jeunes femmes le plus loin possible de leur région d’origine. Je fais partie des nouveaux légionnaires envoyés sur les limes de l’hexagone. A y songer, je verrai plus un pervers sadique qui prend son pied en nous mutant. J’ai dû lui procurer un sacré orgasme. Petite cigarette monsieur ?

2 -  3 mariages à célébrer cette année. 3 bonnes occasions à m’entraîner pour dessiner sur mes  belles lèvres pulpeuses un sourire crispé. Il n’y a pas à dire, j’ai vraiment hâte d’être la cible de toutes les réflexions tragi-comiques sur les vieilles filles de trente ans à la limite de la date de péremption comme on me l’a gentiment mentionné au cours d’un enterrement de vie de jeune fille. Ah les mariages ! Le placement lors de ces évènements si unique est également très intéressant. Le plus croustillant a été lors du mariage d’un copain prof de bio. Ce dernier pour étaler sa science a été nous trouver des noms de fleurs inconnus au bataillon en latin de préférence afin de tester notre Alzheimer précoce. Déjà qu’il m’a fallu deux semaines en Suisse pour prononcer correctement edelweiss. Je me demande encore bien pourquoi, vu qu’on ne peut pas la cueillir et vu sa laideur de toute façon, on n’a pas vraiment envie d’en recevoir un bouquet.

Des amies ont eu le droit à des beaux spécimens en voie de disparition quand à moi j’ai eu l’honneur et le privilège, partagé avec mes quatre voisins de table ventripotents imbibés d’ennuis et d’alcool, à la fameuse « amorphallus titanium ». Rien avoir avec une proposition indécente et coquine version king  size. Non, ce monstre végétal de deux mètres a un doux parfum unique et suave : celui de la chair en putréfaction. Même si Bastien m’a affirmé qu’il ne fallait pas voir là d’attaque personnelle, je n’ai pas réussi à changer d’avis. Le message était clair : monstre végétal puant la décomposition , égal :  vieille fille un peu ronde bientôt victime de la gravité. A moi les coléoptères charognards ! Connard !

C’est vraiment l’angoisse !







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